Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec
Montréal / 514.842.2866

Actualités

Formulaire d'adhésion

15 septembre 2021

ATTENTION: Nous éprouvons présentement des problèmes techniques avec notre formulaire d'adhésion en ligne. Nous sommes désolés de cet inconvénient. Veuillez SVP communiquer avec Manon Robert au département du service aux membres, 514-842-2866 #245.

ÉLECTIONS FÉDÉRALES

17 septembre 2021

La GMMQ, en lien avec la FNCC-CSN, met à disposition un tableau comparant les revendications de 9 associations culturelles et les programmes électoraux des différents candidats à l'élection.

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COVID-19 : Pour les musiciens professionnels, la reprise tarde à se faire sentir

14 juillet 2021

Montréal, le 14 juillet 2021 - Au moment où quelques spectacles et Festivals de musique reprennent au Québec, La Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ) a sondé les musicien.nes professionnel.les afin de savoir si leur situation professionnelle et financière s’améliorait. Il en résulte que 40% d’entre eux éprouvent toujours des difficultés financières, et 44% qualifient leur situation professionnelle de difficile. Même si les salles de spectacles ont été autorisées à reprendre leurs activités avec des restrictions, la reprise tarde à se faire sentir pour plusieurs.

Depuis la réouverture des salles le 26 mars dernier, seulement 12% des musiciens sondés considèrent leur situation professionnelle satisfaisante. 44% d’entre eux la qualifient d’être en voie de s’améliorer, tandis qu’elle est difficile pour 44% d’entre eux. 

Compensations 

Le gouvernement du Québec s’était engagé, par le biais de deux programmes à la SODEC et au CALQ, à compenser les pertes de certains spectacles reportés ou annulés entre le 1er octobre 2020 et le 31 août 2021, et veillerait à ce que les artistes et travailleurs culturels soient compensés pour les pertes de cachets.  

84% des musiciens professionnels sondés ont subi une perte de rémunération liée à une annulation de spectacle due à la crise sanitaire. Parmi eux, à ce jour, seulement 29% ont reçu une compensation, et dans cette part, seulement 16% estiment que les sommes reçues ont compensé adéquatement leurs pertes. Nous sommes toutefois conscients qu’il reste des sommes à distribuer dans ces programmes, et que plusieurs musiciens attendent toujours d’être compensés.  

Nous saluons l’effort du gouvernement pour compenser les pertes de cachets, mais force est de constater que plusieurs musiciens.ennes ont été laissés en plan parce que leurs spectacles n’étaient pas éligibles aux programmes d’aide. La mise en place d’une assurance-emploi pour les travailleurs autonomes et artistes prend ici toute son importance. 

On note aussi que 18% des personnes sondées ont reçu de l’aide directe par le biais de fondations charitables (Fondation des Artistes, Fonds Jean-Carignan, Unison) ou du Fonds d’urgence du MCCQ.  

Continuer d’aider les interprètes jusqu’à une reprise complète

36% des personnes sondées reçoivent actuellement la PCRE (prestation canadienne de relance économique). Alors que cette prestation prend fin le 25 septembre, plusieurs musiciens professionnels sont inquiets quant à leur avenir. Dans un contexte incertain où les engagements tardent à revenir, et où les salles sont encore soumises à d’importantes restrictions sanitaires, la GMMQ est favorable à une forme d’aide fédérale et/ou provinciale qui continuerait à soutenir les travailleurs des arts de la scène après la fin de la PCRE, le temps que le secteur des arts de la scène reprenne son souffle.  

N.B. 507 musiciens professionnels ont répondu au sondage. Il a été effectué entre le 6 et le 14 juillet 2021.  

Statistiques complètes. 

Appel de candidature

12 juillet 2021

 

Dans le cadre de quatre activités qui auront lieu à la Grande Bibliothèque, en collaboration avec La Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ), La Grande Bibliothèque est à la recherche d’un(e) interprète de musique traditionnelle québécoise afin de participer à la première activité de la série « Raconte-moi ta musique ».

Cette série d’activités a comme objectif de mettre en valeur un artiste québécois durant deux (2) mois, à la Section musique et films de la Grande Bibliothèque. Une installation musicale mettra en valeur les créations de l’artiste et une vitrine d’exposition expliquera ses inspirations, ses coups de cœur musicaux et son parcours. Une (1) fois, durant ces deux mois de mise en valeur, l’artiste se déplacera à la bibliothèque rencontrer les usagers dans une salle pouvant accueillir un maximum de 25 usagers pour une durée d’une (1) heure.  Il racontera son processus créatif, ses inspirations et répondra à des questions du public et de l’animateur, le tout entremêlé d’une courte prestation acoustique.

La première activité aura lieu le 26 septembre 2021 à 14h au 4e étage de la Grande Bibliothèque (l’activité se tiendra en ligne si les conditions sanitaires nous empêchent de tenir l’événement sur place).

L’artiste sera payé selon les tarifs minimaux de la Guilde pour sa prestation d’une heure (catégorie concert éducatif). L’artiste devra autoriser la Grande Bibliothèque à diffuser des extraits de ses créations dans l’installation musicale et la mise en valeur de ses œuvres dans la vitrine d’exposition pour une période de 2 mois.

Condition: être membre de la GMMQ.

Pour postuler: envoyer votre candidature, avec des liens vers votre site et/ou vidéos, avant le 31 juillet par courriel à oscar.varela@banq.qc.ca.

Bonne chance !

Important - Avis d'auditions

08 juillet 2021

Veuillez prendre note qu’à partir du 15 juillet prochain, les avis d’audition seront envoyés uniquement par courriel (concerne les orchestres symphoniques du Québec).

Assurez-vous d’avoir une adresse courriel valide à votre dossier et les adresses auditions@gmmq.com et agent2@gmmq.com dans vos contacts.

Vous pouvez mettre à jour votre adresse courriel et vos préférences en ligne dans votre espace membre, section « profil », ou communiquer avec Manon Robert, au service aux membres, par téléphone au 514-842-2866, poste #245.

Nous amorçons le changement dans une optique de réduction d’impact environnemental et d’économies globales. Merci de votre compréhension.

Festival Musique de chambre Montréal

08 juillet 2021

Les jeunes virtuoses de Montréal - Auditions

Annonce de la tenue d’auditions pour les postes suivants
Un ensemble à cordes de 15 musiciens dirigé par Denis Brott
• 8 violons
• 3 altos
• 3 violoncelles
• 1 basse

PROJET DE 6 SEMAINES QUI SE TIENDRA À MONTRÉAL ENTRE
LE 13 SEPTEMBRE ET LE 30 OCTOBRE 2021

La date limite de dépôt des CV est le 31 juillet 2021.

Pour toute information concernant le répertoire de l'audition, veuillez vous référer à www.festivalmontreal.org

Pour plus d'informations

Réformer la loi sur le statut de l’artiste, la priorité de la rentrée

08 juillet 2021

Le gouvernement de François Legault s’est engagé à déposer à l’Assemblée nationale, au cours du présent mandat, un projet de loi visant à réformer la Loi sur le statut de l’artiste. En ce sens, la ministre de la Culture a amorcé les consultations à l’hiver dernier : plusieurs intervenants ont été invités à présenter l’état de leurs réflexions et les améliorations qu’ils souhaitent voir apporter au cadre législatif régissant le travail des artistes, créateurs et professionnels du secteur culturel. Le mémoire présenté par la GMMQ peut être consulté ici.

Tout un chacun, nous avons subi les carences de la Loi sur le statut de l’artiste à un moment ou un autre de notre carrière : Des négociations d’ententes collectives qui traînent en longueur; des productions sans contrats GMMQ même si elles sont très subventionnées. Ces situations entrainent de sérieuses conséquences sur les cachets, les conditions de travail, les contributions à la caisse de retraite et vos recours en cas de litige. 

Autant de raisons de revoir le cadre législatif qui gouverne le milieu des arts et de la culture. Après avoir fait un pas de côté au printemps, la ministre Nathalie Roy a réitéré la volonté du gouvernement de déposer ce projet de réforme avant la fin du présent mandat.  

Depuis plusieurs mois, nous travaillons de pair avec des associations d’artistes de différents secteurs afin d’augmenter la pression sur le gouvernement pour que cette réforme tant attendue soit non seulement présentée dès l’automne, mais qu’elle puisse également rencontrer les objectifs que nous poursuivons, soit d’améliorer les conditions socioéconomiques des artistes que nous représentons.  

Rappelons-nous que lors de son adoption initiale, la Loi sur le statut de l’artiste visait à nous doter d’un régime de négociation collective adapté à la réalité particulière du travail dans le domaine des arts et de la culture. Malgré des modifications législatives apportées en 1997 et en 2009 et malgré la pertinence des recommandations du rapport L’Allier en 2010 (dont aucune, faut-il rappeler, n’a été mise en œuvre à ce jour!), force est de constater que des lacunes importantes dans la Loi sur le statut de l’artiste ont contribué à maintenir l’état de précarité et de pauvreté auxquels sont soumis un trop grand nombre d’artistes que nous représentons.  

En dépit des données objectives qui appuient la nécessité de renforcer nos droits en matière de travail et de négociation collective, il y a fort à parier que des voix s’élèveront pour plaider en faveur du statu quo. C’est le cas de certaines associations de producteurs ou de diffuseurs, dont les mémoires déposés à l’hiver militent pour le maintien statu quo, voire pour une réduction des droits collectifs des artistes en matière de travail.  

Voilà pourquoi il sera important d’accentuer la pression sur le gouvernement, dès la rentrée, pour nous assurer que la réforme annoncée puisse d’abord et avant tout répondre aux besoins et aux aspirations des artistes qui demeureront toujours la matière première des arts et de la culture au Québec.  

Soyez donc à l’affût : votre collaboration pour faire connaître, partager et relayer le point de vue des artistes sera des plus importantes pour nous assurer de renforcer nos droits et améliorer nos conditions de vie et de travail, et ce, afin d’assurer l’épanouissement et le rayonnement des arts et de la culture d’ici. Une occasion de cette ampleur n’arrive pas fréquemment. Notre mobilisation collective sur ces enjeux sera déterminante.  

Sur ce, nous vous souhaitons un bel été et un retour progressif à la normale après cette longue pandémie.  

 

 

C-10 : une occasion ratée, déplorent les associations d'artistes du Québec

23 juin 2021

Montréal, le 23 juin 2021 — Après l’adoption in extremis du projet de loi C-10 en troisième lecture par les parlementaires de la Chambre des communes, les associations d’artistes du Québec déplorent le blocage aussitôt annoncé par certains sénateurs conservateurs. Alors que le temps semble manquer à Ottawa pour adopter ce projet de loi visant à réformer la loi sur la radiodiffusion, l’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la FNCC–CSN, la GMMQ, la SARTEC, TRACE, l’UDA et l’UNEQ déplorent que la possibilité d’enfin assujettir les géants du numérique aux mêmes règles que les entreprises canadiennes soit ainsi bousillée, malgré les efforts soutenus des députés libéraux et bloquistes et l’appui des néodémocrates.

Depuis longtemps déjà, ces associations d’artistes, d’auteurs et de professionnels du milieu des arts et de la culture, qui représentent plus de 26 000 créatrices et créateurs québécois, urgent les parlementaires canadiens d’encadrer ces multinationales étrangères afin qu’elles soient soumises aux mêmes objectifs de production et de diffusion de contenus francophones et canadiens, au même titre que toute entreprise soumise à la Loi sur la radiodiffusion. Cette iniquité, rappellent-elles, menace grandement la viabilité de nombreuses entreprises culturelles au pays, tout comme le rayonnement culturel canadien et le fait francophone en Amérique du Nord.

Ces associations ont dénoncé, au cours des dernières semaines, l’obstruction parlementaire et l’utilisation erronée du prétexte de la « liberté d’expression » des citoyennes et des citoyens canadiens. De nombreux spécialistes, font-elles valoir, ont dû rappeler que le projet de loi C-10 visait à établir une équité législative et règlementaire qui inclut les plateformes commerciales étrangères de diffusion en ligne et non les individus. Ces experts ont également affirmé que la loi n’entraîne aucun risque de voir le CRTC se mettre à règlementer les vidéos provenant de particuliers et qu’il ne pouvait, en aucun cas, brimer la liberté d’expression au pays. Des éléments confirmés par un avis du ministère de la Justice, et ce, à la demande expresse des conservateurs siégeant au comité du Patrimoine chargé de l’étude du projet de loi.  

 

À propos

Représentant près de 26 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs confondus à travers le Québec, les neuf associations œuvrant dans le milieu des arts et de la culture sont les suivantes :

 

LETTRE OUVERTE À L’HONORABLE RACHAEL HARDER, DÉPUTÉ

07 juin 2021

Chère Madame,

Beaucoup d’entre nous, dans la communauté artistique, ont fait preuve de tolérance à l’égard de vos objections tout à fait inexactes au projet de loi C-10, et ont même été légèrement amusés par votre confusion entre la Charte des droits et la Loi sur la radiodiffusion. Cependant, vos dernières déclarations concernant les artistes canadiens, en particulier au Québec, n’ont fait que vous coûter le respect des artistes de ce pays.

Vous avez récemment déclaré ce qui suit :

« Ces artistes (dont beaucoup sont originaires du Québec) ne sont pas en mesure de vivre de ce qu’ils produisent, ils ont donc besoin de subventions qui leur sont accordées par le gouvernement. Et donc, ces petits groupes de pression de niche composés d’artistes dépassés s’adressent au gouvernement libéral et lui demandent de faire payer ces grandes sociétés de streaming afin d’obtenir plus d’argent à mettre dans ces fonds de subvention pour que ces artistes dépassés puissent ensuite demander cet argent afin de pouvoir continuer à créer du matériel que les Canadiens ne veulent pas regarder. »

Il est tristement évident que vous n’avez pas d’expérience ou de données réelles sur ce que les artistes recherchent, et que vous êtes manifestement inconsciente du fait que les problèmes ne sont pas seulement une question canadienne, mais une correction d’injustices technologiques communes au monde entier.

Tout d’abord, l’industrie du divertissement au Canada est plus importante que les mines, le bois et le tourisme réunis, bien qu’elle ait été décimée par la pandémie. Il ne s’agit pas d’une niche ou d’un groupe de pression.

Dans la plupart des pays du monde, les grandes entreprises technologiques se sont considérées comme étant au-dessus de la loi, car les droits d’auteur et les modèles de rémunération qui étaient applicables dans le monde analogique ont été dédaigneusement ignorés et rejetés au fur et à mesure que la technologie évoluait. Il en résulte une exploitation massive des artistes musicaux et l’expropriation de leur propriété intellectuelle par des sociétés géantes qui n’ont qu’un seul objectif : accumuler, contrôler et monétiser tout le contenu pour un coût minime ou nul.

Le projet de loi C-10 commence à uniformiser les règles du jeu. Si les grandes entreprises technologiques veulent agir comme un diffuseur traditionnel, en produisant et en diffusant des émissions et du contenu au Canada, alors les règles et obligations existantes doivent s’appliquer. De plus, on ne doit pas leur permettre d’échapper à la négociation de salaires, d’avantages et de distribution équitables par les syndicats et les guildes qui représentent les musiciens, les acteurs et les machinistes dans l’industrie de la télévision et du cinéma.

Les grandes entreprises technologiques cherchent désespérément à conserver un pouvoir absolu et à éviter toute réglementation par tous les moyens, comme en témoignent les 36 millions de dollars US dépensés par Google pour tenter de faire échouer l’article 13 de l’UE, en vertu duquel les géants de la technologie Internet — dont Facebook, Google et Microsoft — devraient installer des « technologies efficaces » pour garantir que les créateurs de contenu, les artistes et les auteurs reçoivent une rémunération équitable pour leur travail en ligne.

Aux États-Unis, Alphabet (société mère de Google) a dépensé plus de 18 millions de dollars en lobbying auprès des politiciens en 2017, selon les dossiers de divulgation fédéraux. Facebook a dépensé 11,5 millions de dollars en lobbying, Amazon plus de 12,8 millions de dollars, Microsoft 8,5 millions de dollars et Apple 7 millions de dollars.

Il faut donc se demander pourquoi vous tenez tant à ce que la cupidité insatiable de ces multinationales ne soit pas remise en cause au Canada par la modernisation de la législation. Pourquoi êtes-vous déterminée à faire en sorte que les artistes de ce pays soient muselés, contrôlés et empêchés d’exercer leurs droits inaliénables à une juste compensation pour leur travail et leur propriété intellectuelle ? Ce n’est certainement pas parce que vous avez peur de perdre votre capacité à télécharger des vidéos de chats (ce qui était un faux argument de votre part).

En tant que représentante élue, on s’attend à ce que vous fassiez preuve de plus de fierté à l’égard des talents artistiques canadiens, que vous souteniez leur développement et leurs réalisations et que vous encouragiez notre culture plutôt de la laisser se faire éclipser par celle de nos voisins du Sud.

Si beaucoup de nos artistes sont devenus célèbres dans le monde entier, c’est en grande partie grâce aux initiatives de contenu canadien.

Oui, il fut un temps où les artistes du monde entier étaient capables de s’assurer d’un revenu modeste grâce à la vente de disques et aux tournées. Les services de streaming qui ne paient qu'une minuscule fraction d'un centime par flux, associés à un système qui ne rémunère que les plus grands gagnants de flux, ont décimé leur potentiel de gains. Ce ne sont pas les artistes qui sont « coincés dans les années 90 », mais les lois archaïques qui permettent un système qui paie tout le monde sauf l’artiste. Lorsque vous trouvez préférable de réprimander et d’humilier les artistes de ce pays (et en particulier du Québec) afin de défendre les sociétés moralement corrompues qui menacent l’avenir de la musique en tant que carrière viable, vous suscitez des questions quant à votre éthique et votre aptitude. Des excuses sont certainement de mise.

Respectueusement,

Alan Willaert

AFM Vice-President du Canada

American Federation of Musicians of the United States and Canada 

C-10 : les associations d'artistes du Québec encouragées par l'accélération des travaux parlementaires

07 juin 2021

MONTRÉAL, le 7 juin 2021 /CNW Telbec/ - L'APASQ, l'AQAD, l'ARRQ, la FNCC-CSN, la GMMQ, la SARTEC, TRACE, l'UDA et l'UNEQ se réjouissent de l'accélération des travaux parlementaires entraînés par l'adoption à la Chambre des communes d'un baîllon permettant de terminer l'étude du projet de loi C-10. Pour ces associations d'artistes, d'auteurs et de professionnels du milieu des arts et de la culture du Québec, le recours au baîllon était devenu nécessaire en raison de l'obstruction pratiquée par certains députés à Ottawa.

Depuis longtemps déjà, ces associations représentant plus de 26 000 créatrices et créateurs québécois urgent les parlementaires canadiens d'assujettir les géants du numérique aux mêmes règles que les entreprises de radiodiffusion présentes au Canada. Elles estiment que ces entreprises étrangères doivent respecter les objectifs de production et de diffusion de contenus francophones et canadiens, au même titre que toute entreprise soumise à la Loi sur la radiodiffusion. Cette iniquité, rappellent-elles, menace grandement la viabilité de nombreuses entreprises culturelles au pays, tout comme la souveraineté culturelle canadienne et le fait francophone en Amérique du Nord.

Ces associations ont dénoncé, au cours des dernières semaines, l'obstruction parlementaire et l'utilisation erroné du prétexte de la « liberté d'expression » des canadiennes et des canadiens. De nombreux spécialistes, font-elles valoir, ont dû rappelé que le projet de loi C-10 visait les entreprises et non les Canadiennes et les Canadiens, qu'il n'entraînait aucun risque de voir le CRTC se mettre à règlementer les vidéos provenant d'individus et qu'il ne pouvait, en aucun cas, brimer la liberté d'expression au pays. Des éléments confirmés par un avis du ministère de la Justice, et ce, à la demande expresse des conservateurs siégeant au comité du Patrimoine chargé de l'étude du projet de loi.  

Les associations d'artistes du Québec demandent maintenant aux parlementaires de procéder rapidement à l'adoption du projet de loi en troisième lecture, et ce, avant l'ajournement des travaux parlementaires.

À propos

Représentant près de 26 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs confondus à travers le Québec, les neuf associations œuvrant dans le milieu des arts et de la culture sont les suivantes :

SOURCE Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN)

VICE-PRESIDENCE MONTREAL: RÉSULTAT DU VOTE

06 juin 2021

Montréal, le 6 juin 2021 - Du 12 mai au 6 juin, les membres de la GMMQ étaient invités à voter électroniquement pour élire le ou la vice-président(e) MTL de la GMMQ.

Avec un taux de participation de 34%, et avec 61% des voix, Geneviève Plante est élue vice-présidente Montréal de la GMMQ. Félicitations !

Geneviève Plante continuera son travail au sein de notre organisation où elle est administratrice depuis 15 ans, et Vice-Présidente Montréal depuis 12 ans. Elle est notamment très active sur plusieurs comités, dont le comité communications.

Un grand bravo à l’autre candidat, Nicolas Cousineau, pour son investissement dans la campagne.

La GMMQ souhaite souligner le très bon taux de participation de ses membres à cette élection, supérieur aux taux enregistrés dans le passé. Les deux candidats ont mené une campagne stimulante et ont su impliquer les membres dans cet évènement de la vie démocratique de leur association. Bravo à tous !

Geneviève Plante viendra compléter le reste du conseil d’administration, renouvelé le 22 avril dernier, lors de l'assemblée de mise en candidature.

Avec 1 candidature pour chacun des postes suivants, le président Luc Fortin, le vice-président Québec Jacques Bourget et le secrétaire-trésorier Eric Lefebvre ont été réélus par acclamation. Une confiance renouvelée qui va permettre de continuer le travail amorcé sur plusieurs dossiers de grande envergure ces derniers mois.

Avec 9 postes d’administrateurs et 9 candidats, le CA a été élu par acclamation également. Il comporte 2 nouveaux visages : Élisa Boudreau et Daniel Tardif (Québec). Ils viennent se joindre à l’équipe en cours : Muhammad Abdul Al-Khabyyr, Line Deneault, Jean-Fernand Girard, Maxime Lalanne, Vincent Séguin, Claude Soucy (Québec) et Annie Vanasse (Québec). Bravo aux nouveaux entrants et aux réélus !

La GMMQ remercie chaleureusement l’administrateur Roberto Murray, qui laisse son siège après 5 mandats au service de la GMMQ (15 ans), et Nicolas Cousineau, candidat sortant, avec 4 mandats à son actif (12 ans). Nous leur témoignons notre plus grande reconnaissance pour leur investissement personnel dans notre association, toujours au service des musiciens et musiciennes du Québec. Un grand merci.

Le nouveau CA entrera en activité le 21 juin prochain !

CA 2018-2021: De gauche à droite: Muhammad Abdul Al-Khabyyr, Jacques Bourget, Roberto Murray, Eric Lefebvre, Luc Fortin, Line Deneault, Geneviève Plante, Marc Fortier (conseiller spécial), Nicolas Cousineau, Claude Soucy et Vincent Seguin. (absents sur la photo: Annie Vanasse, Jean Fernand Girard et Maxime Lalanne)

Crédit photo: Amélie Fortin

Photo du nouveau CA 2021- 2024 à venir !


 

Geneviève Plante


Crédit photo: Amélie Fortin

UN MANDAT POUR LA RELANCE ET L’AMÉLIORATION DE NOTRE MÉTIER

Chers(ères) membres,

Du 12 mai au 6 juin, vous exercerez votre droit de vote et choisirez la personne occupant la vice-présidence (région de Montréal) de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec. J’annonce avec plaisir que je brigue un 5e mandat à ce poste, en vue de siéger au conseil de direction et au conseil d’administration de 2021 à 2024. Nous parvenons à une étape majeure pour la viabilité et l’avancement du métier de musicien, touché de plein fouet par la crise sanitaire. En effet, la pandémie a multiplié les difficultés des musiciens et amplifié leur précarité et leur manque de protection sociale. Les choses doivent évoluer, les conditions socioéconomiques sont à améliorer et les modèles de financement à repenser. Notre association aura besoin d’un leadership fort et visionnaire. Je serai fière d’aider à relever ces grands défis.

Dossiers au cœur de mes préoccupations :

- Plan de relance (après-COVID);

- Santé psychologique des artistes;

- Condition féminine et diversité;

- Révision des lois sur le statut de l’artiste;

- Lobbyisme pour un filet social durable chez les pigistes et travailleurs autonomes et pour l’encadrement des géants du Web.

Forte de mon expérience, de mes connaissances et de mon attachement profond pour le milieu culturel, je souhaite m’engager auprès de vous avec énergie, enthousiasme et dynamisme et militer pour un écosystème musical viable, inclusif et respectueux de l’humain. C’est pourquoi je sollicite votre confiance à nouveau pour la vice-présidence de la GMMQ.

Je m’implique avec passion au sein du CA depuis 15 ans. Précisément, j’ai obtenu un mandat de 3 ans à titre d’administratrice, suivi de 4 mandats (12 ans) de vice-présidente (Montréal). Grâce au cumul de mes activités professionnelles de musicienne, enseignante, entrepreneure et gestionnaire dans le milieu artistique, j’ai acquis une excellente connaissance du milieu, de ses besoins et de ses défis. 

Ces 15 dernières années, j’ai eu à cœur de défendre les intérêts artistiques, sociaux, moraux et économiques des musiciens de la province. J’ai eu l’opportunité de participer à plusieurs dossiers. Le président m’a confié le mandat, ces deux dernières années, de représenter le conseil de direction lors de l’élaboration des stratégies de communication de la GMMQ, en plus de contribuer à l’élaboration et à la rédaction du Cyberbulletin et de L’entracte en étroite collaboration avec la directrice des communications.  Nous avons assisté avec grande fierté à la hausse appréciable des statistiques reliées aux différentes plateformes numériques. Par ailleurs, on m’a confié la coordination, de pair avec le comité établi, du 1er Gala des musiciens (hélas reporté vu la pandémie). Récemment, on m’a délégué les dossiers de condition féminine et de diversité, qui m’intéressent vivement. Enfin je participe, avec le président et le secrétaire-trésorier, aux rencontres de suivi politique de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN). Cet important lobby regroupe 8 associations du milieu des arts et de la culture et représente près de 26  000 artistes, travailleuses et travailleurs québécois.

 

Geneviève a commencé la trompette à l’âge de 12 ans auprès de Jean Boucher. Diplômée du Conservatoire de musique de Rimouski en 2002, sous la tutelle de Trent Sanheim, elle obtient en 2004, auprès de Jean-Louis Chatel, sa maîtrise en interprétation de l’Université McGill. Elle s’est perfectionnée avec plusieurs professeurs réputés : Paul Merkelo (Canada), Guy Touvron et Jacques Mauger (France), Jim Ross et Vincent Penzarella (USA). Geneviève a élargi sa formation à HEC Montréal (D.E.S.S. gestion d’organismes culturels).

Elle a mérité diverses bourses provenant du Fonds Pierre-Harvey, de la Fondation Beaulieu-Langis, de la Fondation TELUS, du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada.

Geneviève a joué entre autres avec l’Orchestre symphonique de Montréal, le Theatre of Early Music et l’Orchestre symphonique de l’Estuaire. Elle a joué dans divers projets dont Stone, l’hommage à Luc Plamondon (Francofolies et FEQ 2018), et le Pageant de canotgraphie, mis en scène par Robert Lepage. On a pu l’entendre aux 29e et 30e éditions du Festival international de Jazz de Montréal avec la formation Bob & Bill. En 2010, elle s’est produite à l’Exposition universelle de Shanghai (Chine), au pavillon canadien.

On peut l’entendre sur les bandes sonores de sept spectacles du Cirque du Soleil : Chemins invisibles (2011 et 2013), Amaluna, Kurios, Joyà, Allavita! et Toruk. Parmi ses enregistrements, notons : Ce que je te donne ne disparaît pas (Stéphanie Boulay), À la découverte de la trompette! (Ateliers Mage), Crime Report (Bob & Bill), Hype-moi (Patrick Pleau) et la trame sonore du film Nos voisins Dhantsu.

Aujourd’hui, Geneviève se produit et enseigne la trompette en privé. Inspirée par ses valeurs entrepreneuriales, elle maintient depuis 2014 le blogue culinaire Vert Couleur Persil.

 

Les amendements à la loi sur la radiodiffusion démystifiée et un appel à l'action

06 mai 2021

Chers membres :

Nous espérons que vous avez suivi nos récents messages et ceux de nos pairs syndicaux et industriels en faveur de l'adoption du projet de loi C-10, qui modifie la Loi sur la radiodiffusion.

La raison de tout cela est que le gouvernement a des difficultés avec les conservateurs pour faire adopter le projet de loi C-10. Le Parti conservateur cherche désespérément à retarder l'adoption du projet de loi jusqu'à ce qu'il puisse éventuellement déclencher des élections à l'automne, puis utiliser le contenu de la loi pour l'aider à gagner contre les libéraux. Leur rhétorique, si vous avez écouté, est que le gouvernement veut empiéter sur les droits et libertés fondamentaux de chacun, et empêcher les gens de télécharger leurs vidéos de chats (à titre d'exemple). En fait, ce n'est qu'une pirouette politique, mais si vous vous souvenez de ce qui s'est passé avec la soi-disant « taxe iPod », la politique a détruit l'extension de la redevance pour copie aux supports numériques. L'objectif est de susciter l'indignation du public pour rien, et cela fonctionne.

Le secteur de la création au Canada sera à la merci des géants de l'Internet sans réglementation ni surveillance de la part du CRTC, et divers syndicats d'artistes-interprètes et groupes de pairs du secteur ont tous publié une déclaration en faveur du projet de loi. Nous vous demandons de faire entendre votre voix en faveur du projet de loi B-10 par le biais des médias sociaux et de contacter votre député.

Des points de référence à utiliser en tout ou en partie dans vos communications:

Ce projet de loi ne vise pas à usurper les droits et les libertés du public ; il ne l'a jamais été. Tout texte qui n'est pas clair à ce sujet est sûr d'être modifié et amendé.

L'adoption du projet de loi C-10 permettra de mettre à jour la Loi sur la radiodiffusion pour qu'elle soit conforme à la réalité d'aujourd'hui, où les Canadiens ont accès à de multiples services de diffusion en continu, et ne vise pas les vidéos de chats ou d'autres contenus amateurs affichés par les utilisateurs du grand public.

Le projet de loi stipule clairement et spécifiquement que les téléchargements du grand public ne sont pas réglementés et sont exemptés en vertu de l'article 2.1 de la loi modifiée. Cette loi vise les entreprises qui diffusent des contenus culturels professionnels.

Par ailleurs, les plateformes numériques jouent un rôle très important dans la découvrabilité des contenus créatifs et les créateurs et interprètes de musique doivent être mieux valorisés. De plus, la réglementation permettra de mieux assurer la production de contenu canadien.

La suppression du paragraphe 4.1 permettra de s'assurer que toutes les entreprises qui diffusent du contenu culturel seront soumises aux mêmes lois. Sinon, YouTube, le service de musique en ligne numéro un au Canada, aurait été exempté de la loi, mais pas Spotify, Apple Music et d'autres — qui pourraient tous avoir le même contenu disponible en streaming. Cette faille doit être comblée et les entreprises de médias sociaux n'ont pas besoin d'exemption

Sincerely and fraternally, 


Alan Willaert
Vice President from Canada

Réforme des Lois sur le statut de l’artiste

05 mai 2021

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Réforme des Lois sur le statut de l’artiste
Des engagements qui rassurent le secteur culturel

Montréal, 5 mai 2021 — L’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la FNCC–CSN, la GMMQ, la SARTEC, TRACE, l’UDA et l’UNEQ saluent l’engagement des parlementaires de l’Assemblée nationale qui ont adopté aujourd’hui à l’unanimité la motion reconnaissant que les artistes ont été durement touchés par la pandémie et que leur travail exceptionnel doit être mieux encadré par une réforme en profondeur des Lois sur le statut de l’artiste.

Constatant jour après jour, données concrètes à l’appui, que les deux lois actuelles ne parviennent pas à améliorer les conditions socio-économiques des artistes — alors que c’est leur raison d’être — les organisations réclament une révision majeure de ces lois depuis plusieurs décennies et ont déposé au ministère des Communications et de la Culture des mémoires détaillés allant tous dans ce sens, en février dernier.

La pandémie ayant subitement aggravé une situation déjà extrêmement précaire pour les artistes, créateurs et professionnels de la culture, il y a, plus que jamais, urgence d’agir afin d’assurer la pérennité de notre culture et de permettre à celles et ceux qui lui donnent une âme de gagner leur vie adéquatement. Ainsi, nous sommes rassurés par les déclarations de la ministre Nathalie Roy qui s’est engagée, encore aujourd’hui, à respecter les promesses de son gouvernement de déposer un projet de loi et de régler cet enjeu durant son mandat actuel.

En cette matière, notre regroupement, qui représente quelque 26 000 membres, réitère sans réserve son entière collaboration afin de mener à bien cette réforme essentielle dès maintenant. Les Lois sur le statut de l’artiste ont été conçues pour les artistes, qui sont les mieux placés pour connaître leurs réalités et leurs besoins. 

Nous sommes impatients de discuter avec la ministre Roy afin d’accélérer les travaux de son ministère, malgré la pandémie, pour aboutir à un dépôt de son projet de loi dès la rentrée de l’Assemblée nationale l’automne prochain, et nous comptons sur l’appui de tous les députés afin qu’une nouvelle loi soit promulguée avant les prochaines élections.

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À propos

Représentant près de 26 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs confondus à travers le Québec, nous rassemblons neuf associations œuvrant dans le milieu des arts et de la culture.

 

Source : Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) 

Budget fédéral - Un signal fort en faveur d'une relance du secteur culturel

20 avril 2021

MONTRÉAL, le 19 avril 2021 /CNW Telbec/ - L'APASQ, l'AQAD, l'ARRQ, la FNCC-CSN, la GMMQ, la SARTEC, TRACE, l'UDA et l'UNEQ accueillent favorablement le budget de la ministre des Finances, Chrystia Freeland, et le signal fort envoyé par le gouvernement canadien pour la relance du secteur culturel. Ce budget souligne non seulement l'importance de la culture en tant que pôle de la relance économique et touristique au pays, mais aussi à quel point il est crucial de continuer à appuyer les artistes et les créateurs en cette période de crise sanitaire.

Au chapitre des mesures saluées, mentionnons la reconduction de la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) pour 12 semaines. Ce filet social, bien qu'imparfait, est indispensable pour soutenir la grande majorité des 26 000 membres représentés par le regroupement d'artistes, créateurs et professionnels de la culture. Cependant, les prestations diminueront à compter de la mi-juillet, pour finalement prendre fin à l'automne. Il en va de même pour le programme de subvention salariale aux entreprises.

Il faut espérer que la diminution et la fin des programmes d'aide coïncideront avec un apaisement important de la pandémie, qui permettrait un retour complet des activités culturelles. Le gouvernement doit toutefois garder la flexibilité de pouvoir prolonger ces programmes par voie réglementaire, si cela s'avérait nécessaire.

L'annonce de consultations pour une réforme à plus long terme de l'assurance-emploi, notamment pour les travailleuses et les travailleurs autonomes, correspond également à une demande maintes fois répétée.

De nouvelles sommes d'argent en guise d'air frais

Le budget insuffle également un optimisme bienvenu en ces temps difficiles en injectant un milliard de dollars de plus, sur trois ans, dans plusieurs sphères de la vie culturelle au Canada. Ainsi, l'argent additionnel annoncé témoigne d'une reconnaissance du sacrifice important fait par les artistes, créateurs et professionnels au bénéfice de la santé publique, surtout de la part de celles et ceux qui œuvrent dans les arts vivants. En ce sens, le gouvernement doit s'assurer que les sommes investies se rendent jusqu'aux artistes, créateurs et professionnels pour leur permettre de traverser la crise et espérer des jours meilleurs.

Le regroupement d'associations voit aussi d'un bon œil les consultations portant sur la taxe sur le numérique (TSN), afin que les géants du numérique participent à la fiscalité canadienne. Les mesures pour assujettir les entreprises étrangères doivent aboutir rapidement à des résultats concrets. 

À propos

Représentant près de 26 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs confondus à travers le Québec, nous rassemblons huit associations œuvrant dans le milieu des arts et de la culture.

Faire une demande d'aide au Fonds de soutien aux artistes et travailleurs du milieu culturel vivant de la détresse psychologique

14 avril 2021

Ce fonds est disponible grâce au financement du Conseil des arts de des lettres du Québec.

Ce fonds vise à donner accès à des services d’aide psychosociale aux artistes, artisans et travailleurs professionnels du milieu culturel qui vivent de la détresse psychologique. La pandémie a mis ces professionnels à rude épreuve en les isolant, mais surtout, en les privant de leur gagne-pain pendant plusieurs mois.

Le Conseil des arts et des lettres du Québec, appuyé par le ministère de la Culture et des Communications du Québec, met à leur disposition un fonds pour défrayer les honoraires de consultation auprès d’intervenants psychosociaux tels des psychologues, travailleurs sociaux, médiateurs, planificateurs financiers, conseillers juridiques, etc. La liste détaillée des intervenants se trouve ci-dessous. Un maximum de 10 rencontres est prévu pour chaque personne. 

Critères d'admissibilité:

  • Être un artiste professionnel reconnu ;
  • Avoir été actif dans le milieu culturel au cours des 24 derniers mois ;
  • Avoir plus de 18 ans ;
  • Ne pas être couvert par un régime d’assurance collective ou personnel ou ne pas bénéficier de services d’aide psychosociale par l’entremise de son régime d’assurance ;
  • Ressentir des signes de détresse psychologique. En voici quelques exemples :
    • Changements significatifs de vos comportements et habitudes ;
    • Difficulté à assumer vos responsabilités, à prendre soin de vous et de votre famille;
    • Anxiété et peurs envahissantes ;
    • Fatigue importante, épuisement, perte de plaisir et désintérêt ;
    • Irritabilité et agressivité ;
    • Idées suicidaires.

Pour remplir le formulaire

Pour plus d'informations

3 M$ pour les artistes et travailleurs culturels du milieu des arts vivants

12 avril 2021

Montréal, le 12 avril 2021 — Grâce au soutien financier du gouvernement du Québec, la Fondation des artistes, en collaboration avec la Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec (GMMQ) et l’Union des artistes (UDA), se réjouit d’annoncer le renouvellement du Fonds d’urgence pour les artistes et travailleurs culturels du milieu des arts vivants. Doté de 3 M$, le fonds vise à offrir un soutien financier direct aux artistes et travailleurs culturels.

Ce fonds d’urgence a pour but d’aider les artistes et les travailleurs culturels du milieu des arts de la scène qui ont besoin d’un soutien financier. Le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ), la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ), l’Union des artistes (UDA) et la Fondation des artistes (FDA) travaillent de concert pour la distribution de ce fonds.

Un don de 2 000 $ sera octroyé par artiste et travailleur culturel admissible.

Voici les principaux critères d’admissibilité au Fonds d’urgence :

  • Oeuvrer dans le domaine des arts de la scène et participer directement à la création ou la diffusion de l’oeuvre;
  • Être un artiste professionnel ou travailleur culturel, membre ou non d’une association professionnelle;
  • Avoir été actif professionnellement au cours des 24 derniers mois (contractuel ou pigiste);
  • Éprouver des difficultés financières.

 NOUVEAU: Ouverture des critères. Les personnes ayant déjà recu un don à l'automne 2020 sont admissibles à partir du 30 avril 2021 à recevoir un second don.


C’est pour satisfaire aux nombreuses demandes d’aide restées sans réponse à l’automne dernier que la Fondation des artistes a interpellé la ministre de la Culture et des Communications du Québec, madame Nathalie Roy, dans le but qu’elle renfloue le Fonds d’urgence de 2 M$. « Trop d’artistes des arts vivants n’ont pas eu la chance d’obtenir un montant de 2 000 $ en novembre et décembre dernier. Après l’en avoir informée, la ministre Nathalie Roy a tout mis en oeuvre pour que nous annoncions aujourd’hui, le renouvellement du Fonds. Soulignons que c’est plus qu’un renouvellement, c’est une augmentation de 50 %. » soutient le président du conseil d’administration de la Fondation, Michel Laperrière.


Une récente étude menée par la Fédération nationale des communications et de la culture, en collaboration avec l’UDA, la GMMQ et six autres regroupements professionnels du milieu artistique, révèle que depuis un an, le milieu des arts de l’interprétation a perdu 53 % de ses emplois disponibles. De plus, 43 % des artistes sondés présentent des symptômes de dépression, d’anxiété et des pensées suicidaires.


Par ailleurs, un sondage, effectué par l’UDA auprès de ses membres, rapporte que 47 % des répondants songent carrément à abandonner le métier. « On le sait, l’argent ne règle pas tous les problèmes, mais ça diminue le stress du quotidien comme payer le loyer et l’épicerie. Bien que les artistes soient habitués de vivre avec les hauts et les bas du métier, la COVID-19 a exacerbé leurs conditions. Les artistes du milieu de la scène sont parmi les moins nantis. Vivement que ce soutien leur soit versé directement », mentionne Sophie Prégent, présidente de l’Union des artistes.


« La reprise des activités sur scène va être lente et progressive. Les musiciens professionnels ont encore besoin de soutien financier en attendant que le secteur reprenne à plein régime, comme avant la pandémie. Nous remercions la ministre de la Culture d’avoir pris cette situation en considération et d’avoir renouvelé le fonds. » Luc Fortin, président de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec
(GMMQ) ». Actuellement, plus d’un musicien sur deux fait face à des difficultés financières et 67 % des musiciens professionnels estiment que leur revenu en 2021 sera égal ou inférieur à celui de 2020, d’après un sondage de la GMMQ effectué en février 2021.


« C’est une priorité pour notre gouvernement de soutenir les artistes en ces moments difficiles. C’est pourquoi nous avons répondu favorablement à la demande de la Fondation des artistes de bonifier l’aide directe qui leur a été allouée dans le cadre de notre plan de relance économique en culture. Cette aide supplémentaire de 3 M$ permettra à la FDA d’intervenir encore plus largement auprès des artistes et des travailleurs culturels dont la capacité de travail est limitée en raison de la pandémie. » Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications


Les artistes et travailleurs culturels qui satisfont aux critères mentionnés ci-dessus sont invités à remplir le formulaire disponible sur le site Web de la Fondation des artistes. Des pièces justificatives sont également demandées. Consultez le site fondationdesartistes.ca pour plus d’informations.


À propos de la Fondation des artistes
La Fondation des artistes, avec l’aide de ses partenaires affiliés, procure une aide financière ponctuelle aux artistes d’ici qui traversent une période précaire. Elle soutient tous les artistes et les artisans professionnels, peu importe leur âge et leur secteur: arts de la scène, télévision, cinéma, arts visuels, musique, etc. L’aide offerte par la Fondation prend la forme de dons ou de prêts. Ces allocations permettent de répondre aux besoins essentiels des artistes comme le logement, l’épicerie, les soins de santé, etc.


À propos de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec
La Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ) a pour mission de faire reconnaitre la valeur de la musique ainsi que la contribution indispensable des musiciens professionnels à la société en représentant et en défendant leurs intérêts artistiques, sociaux et économiques. Elle compte aujourd’hui environ 3 200 membres. Notamment, la GMMQ établit les conditions minimales de travail des musiciens et agit collectivement au nom de ses membres lorsqu’elle estime que leur intérêt est touché.


À propos de l’Union des artistes
L’Union des artistes est un syndicat professionnel représentant plus de 13 000 artistes regroupés au sein de quatre champs de pratique artistique : acteurs, chanteurs, animateurs et danseurs. L’UDA représente les artistes professionnels oeuvrant en français au Québec et ailleurs au Canada, de même que tous les artistes oeuvrant dans une autre langue que le français sauf dans une production faite et exécutée en anglais et destinée principalement à un public de langue anglaise.

Formulaire de demande

Plus d'informations
Fondation des artistes
Patsy Joncas
pjoncas@fondationdesartistes.ca
514 288 7150 poste 1332
fondationdesartistes.ca

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