Communiqué - Des musiciens se prononcent pour le OUI et invitent leurs collègues à faire de même

Montréal, le 29 mai 2014. – Après une démarche de consultation qui l’a amenée à aller à la rencontre de ses membres partout au Québec, le conseil d’administration et plusieurs membres de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ) recommandent de voter pour la désaffiliation de l’American Federation of Musicians.

Après avoir vainement tenté de faire comprendre les particularités de la scène musicale québécoise à l’AFM pendant plus de trois ans, le conseil d’administration de la GMMQ invite ses membres à voter pour la désaffiliation de l’organisation américaine. Les administrateurs ont reçu le soutien public de nombreux membres de la GMMQ, dont plusieurs étaient présents lors de l’annonce du référendum : Louis-Jean Cormier, Marc Ouellette, Martin Léon, Serge Lavoie, Nathalie Bonin.

« Nous sommes placés dans une situation absurde. L’organisation qui devrait nous soutenir et nous aider à améliorer les conditions de travail de nos membres nous impose un carcan absolument inadapté à la réalité de l’industrie de la musique au Québec. Les musiciens du Québec n’en ont vraiment pas pour leur argent en envoyant 325 000 $ par année à New York. À l’instar de l’Union des Artistes, il est maintenant temps de décider pour nous-mêmes, d’assumer les pleins pouvoirs de négociation de nos conditions de travail, et de promouvoir sans contrainte l’emploi des musiciens québécois en musique de film, télévision, jeux vidéo et tant d’autres domaines. Leur attitude ne nous laisse pas le choix et notre conviction s’est encore renforcée au cours des derniers jours alors que l’AFM menace de ne pas tenir compte des résultats du référendum et de notre mettre organisation sous tutelle. Nous invitons donc tous les membres à voter en faveur de la désaffiliation », souligne Luc Fortin, guitariste et président de la GMMQ.

Martin Léon, auteur-compositeur-interprète, ajoute : « La particularité culturelle du Québec en Amérique du Nord n’est pas que linguistique ou artistique. Elle se vit dans notre façon de travailler et dans l’ensemble des voies par lesquelles nous pouvons pratiquer notre métier de musicien, que ce soit comme compositeur ou comme interprète. Le manque total d’écoute de l’AFM à notre réalité devient un frein qui limite notre capacité à travailler et à faire valoir nos talents. La désaffiliation est la seule option valable ».

Louis-Jean Cormier, auteur-compositeur-interprète, renchérit : « Il y a du talent au Québec. Il est désolant de constater qu’au lieu de nous aider à le développer, l’AFM se contente de s’assoir sur nos 325 000 $ de cotisations et de répondre à nos préoccupations par des menaces et de l’intimidation. Ce n’est pas la réaction que j’attends d’une organisation dont la mission devrait être de défendre nos intérêts et de nous soutenir dans nos efforts pour mieux vivre de notre métier. J’invite tous mes collègues musiciens à se prononcer, et à voter OUI à la désaffiliation ».

À VOIR - L'entrevue diffusée par Radio-Canada avec Louis-Jean Cormier et Martin Léon qui se prononcent en faveur du OUI  Ils vous disent pourquoi!